“I loved her so much, but I killed her” Romantic love as a representational frame for intimate partner femicide in three Italian newspapers

Chiara GIUS, Pina LALLI

Abstract


Abstract: In Italy law has accepted “honour crimes” perpetrated by men until little more than 30 years ago. As cultural dimensions are often slower to change, it is interesting to analyze the capacity to account for femicides in the press in a period in which the topic has become more and more relevant all over Europe. Building on existing literature, this study explores how three major Italian newspapers frame crimes of intimate partner femicide. Using 166 articles published in 2012, the authors examine - by a thematic analysis conducted along different items - which aspects are conveyed by the news to account for the 53 intimate partner femicides reported in the press in this period. Findings suggest that while Italian news media heavily rely on narratives of love and passion to frame intimate partner homicide, a social discourse justifying the “loss of control” it is also used to sustain representation of femicides as crimes impossible to be prevented or predicted.

Keywords: intimate partner femicide, romantic love, gender violence, newspapers, representations

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Résumé : Ce n’est que depuis une trentaine d’années que la loi italienne ne contemple plus les « crimes d’honneur », c’est-à-dire la reconnaissance de circonstances atténuantes pour les meurtres commis par les hommes sur leur femme adultère. Pour comprendre si le changement de la légitimation socio-culturelle dans le sens commun va de pair avec le changement de la loi, on a donc considéré d’intérêt analyser dans la presse nationale les récits récents  des fémicides, en se focalisant sur ceux qui ont été commis en 2012. A partir de la littérature scientifique sur  ce thème, cet étude décrit la manière de raconter 53 cas de fémicides engageant la partenaire, dans 166 articles publiés par trois des principaux journaux italiens. En conduisant une analyse thématique transversale des articles, on a identifié dans l’amour romantique le cadrage principal par lequel la presse essaye de trouver des explications cernées comme les plus compréhensibles pour ses lecteurs. Ces sont la perte de contrôle à la suite de discussions, voire la peur de perdre l’objet d’amour par jalousie ou séparation, qui résultent les explications les plus souvent invoquées. Ces « causes » apparaissent contingentes et de pertinence individuelle; de plus, elles ne méritent pas - dans les articles de presse analysés - l’évocation d’une quelque asymétrie structurelle d’où il puisse ressortir, par exemple, la mise en question du droit de contrôle masculin, alors qu’il est souvent montré comme stratégiquement poursuivi et tacitement censé allant de soi. On relève donc un discours social où la contingence individuelle d’une « perte de contrôle » descendant de l’amour romantique semble représenter le fémicide comme un crime qu’on ne peut pas prévenir ni prévoir.

Mots-clés : fémicide par le partenaire, amour romantique, violence de genre, presse, représentation

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On line ISSN 1775-352X
Paper ISSN 2066-5083

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